Le 19 octobre 1943, malgré des conditions climatiques dangereuses, le bombardier Liberator canadien B-24 no. 3701 prit son envol de l’aéroport de Gander à Terre-Neuve en direction de l’aéroport de Mont-Joli au Québec.
Les conditions climatiques étaient telles que le bombardier Liberator fut dévié vers l’aéroport de Dorval, près de Montréal, afin de tenter un atterrissage plus sécuritaire. Malheureusement, l’atterrissage n’eut pas lieu à Dorval, et le bombardier se perdit mystérieusement dans le ciel tumultueux des Laurentides.
Malgré 708 missions aériennes effectuées à partir de neuf stations du C.A.R.C entre le 19 octobre 1943 et le 26 novembre 1943, le Liberator ne fut retrouvé officiellement que le 19 juin 1946, soit deux ans et demi après son écrasement et après la deuxième guerre mondiale. Ladite découverte fut faite par hasard à l’occasion d’une mission aérienne militaire dans le but de retracer un autre avion militaire. L’attention des militaires fut attirée par le reflet de la lumière du jour sur les morceaux de métal gisant sur le sol de la Montagne Noire.
Les restes du Liberator furent retrouvés environ 10 milles au sud-ouest du petit village de Saint-Donat, à 85 milles au nord de Dorval et au sommet d’une montagne ayant 2 900 pieds d’altitude. Il est possible que le Liberator ait été détourné de sa route après qu’il eut perdu tout contact radio avec le sol. Le pilote aurait donc piloté dans le noir sans aucune indication pouvant lui permettre de se sortir de ce cauchemar qui le menait tout droit à la mort au sommet de la Montagne Noire. Tout l’équipage, soit 24 militaires masculins, périrent dans ce terrible accident.
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